Je me souviens encore de ce soir,
où je suis allée communiquer ce que je peux,
aujourd'hui, appeler "la vie" :
Un rêve sans lumière, sans profondeur, sinon la mort en abyme. Je n'avais plus à garder les yeux ouverts, la vie était devenue trop difficile à supporter. J'avais besoin de suivre ce dernier souffle, trop consciente de l'unique geste, de la dernière pierre à poser pour que ce tombeau m'enferme dans son obscurité sans retour, mais combien libératrice. Hors, au moment de poser cette dernière pierre, ce corps inhabité fut porté par quelque chose de lointain, mais combien présent et de moins sombre, pâle lueur qui me sauva d'un hors-là certain...la pierre ne fut jamais posée et elle fut repoussée par quelque chose de plus fort que la mort. Depuis, cette force m'habite et m'incite à faire confiance en demain. Je ne sais toujours pas comment? Ni pourquoi ? Et vers quoi ? Je me suis levée, j'ai marché et j'ai commencé à exister...même à croire en un monde meilleur où je trouverais ma place et où il me serait paisible de vivre... J'ai appris malgré moi à vivre et dans cet apprentissage solitaire et d'introspection permanent, je sais où se situent mes faiblesses et mes forces. Même lorsque je doute, lorsque je tombe, lorsque l'autre m'ampute, m'empêche de respirer et brûle mon énergie, cette voix intérieure me guide et me permet de vaincre quelques soient les tours ou les détours.
Ce rêve a été un moment décisif dans ma vie, un cri de l'intérieur à un moment crucial pour refuser l'aliénation, la manipulation à laquelle je m'étais soumise malgré moi.
où je suis allée communiquer ce que je peux,
aujourd'hui, appeler "la vie" :
Un rêve sans lumière, sans profondeur, sinon la mort en abyme. Je n'avais plus à garder les yeux ouverts, la vie était devenue trop difficile à supporter. J'avais besoin de suivre ce dernier souffle, trop consciente de l'unique geste, de la dernière pierre à poser pour que ce tombeau m'enferme dans son obscurité sans retour, mais combien libératrice. Hors, au moment de poser cette dernière pierre, ce corps inhabité fut porté par quelque chose de lointain, mais combien présent et de moins sombre, pâle lueur qui me sauva d'un hors-là certain...la pierre ne fut jamais posée et elle fut repoussée par quelque chose de plus fort que la mort. Depuis, cette force m'habite et m'incite à faire confiance en demain. Je ne sais toujours pas comment? Ni pourquoi ? Et vers quoi ? Je me suis levée, j'ai marché et j'ai commencé à exister...même à croire en un monde meilleur où je trouverais ma place et où il me serait paisible de vivre... J'ai appris malgré moi à vivre et dans cet apprentissage solitaire et d'introspection permanent, je sais où se situent mes faiblesses et mes forces. Même lorsque je doute, lorsque je tombe, lorsque l'autre m'ampute, m'empêche de respirer et brûle mon énergie, cette voix intérieure me guide et me permet de vaincre quelques soient les tours ou les détours.
Ce rêve a été un moment décisif dans ma vie, un cri de l'intérieur à un moment crucial pour refuser l'aliénation, la manipulation à laquelle je m'étais soumise malgré moi.


